Genoskin ouvre un laboratoire de tests sur peau aux Etats-Unis

Spin-off du CNRS, la société de biotechnologies toulousaine développe une alternative, moins coûteuse, aux tests sur animaux des nouveaux produits pharmaceutiques et cosmétiques.

Issu d’un essaimage du CNRS, Genoskin conditionne des échantillons de peau humaine servant à tester de nouveaux médicaments et cosmétiques. La start-up toulousaine a créé une filiale à Boston en juin, où elle ouvrira en mars 2018 un laboratoire de production pour se rapprocher de ses clients américains, qui ont généré 30 % de son chiffre d’affaires de 500.000 euros en 2016. « Mais nous ne pouvons pas répondre à tous leurs besoins, car expédier des modèles de peau aux Etats-Unis est long et coûteux », explique Pascal Descargues, président de Genoskin. Autre problème crucial : les contrôles des douanes et de la FDA retardent les livraisons, alors que la durée de vie des échantillons n’est que de sept jours.

Genoskin, qui a breveté un procédé unique de conditionnement de la peau, prélève les échantillons dans les cliniques de chirurgie plastique et leur applique un gel composé de dérivés de protéines humaines et de glucose, maintenant la peau vivante et tendue, prête à l’utilisation.

Une solution moins coûteuse

Les laboratoires pharmaceutiques et cosmétiques s’en servent pour tester la toxicité et l’efficacité des produits dans les essais précliniques. « Notre solution coûte de 2 à 5 fois moins cher que les essais sur les animaux, qui sont très réglementés et de plus en plus mis en cause », affirme Pascal Descargues. En outre, ce test sur la peau apporte une réponse plus proche de la réaction humaine qu’un essai sur des souris, réduisant donc le risque d’échec lors des essais cliniques. Les produits testés sont principalement des cosmétiques et des médicaments dermatologiques, mais aussi des actifs anticancéreux ayant des effets indésirables sur la peau et des injectables par voie sous-cutanée comme le botox, l’insuline et les vaccins. Avec son extension aux Etats-Unis, l’entreprise espère atteindre un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros à l’horizon 2021.

Source Les Echos – 14-09-2017

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